Corps
Je vous raconte comment j'ai rencontré tardivement mon corps, et tout ce qu'il s'en est suivi.
Cette lettre arrive un peu en retard mais j’ai eu tellement de choses dans la tête ces dernières semaines que mon envie d’écrire s’est fait discrète, alors j’ai simplement attendu qu’elle revienne. De la douceur avec soi-même, c’est tout ce que je vous souhaite pour 2026 et c’est un peu ce dont parle cette lettre finalement.
Quand j’étais petite, je n’avais pas de corps. Ou plutôt, je n’avais pas conscience d’en avoir un. C’est arrivé plus tard, en grandissant, et je me rends compte que j’ai vécu si longtemps dans ma tête qu’aujourd’hui, la trentaine bien tassée, j’apprends toujours à vivre avec ce corps, dont j’essaie de me rappeler qu’il n’est pas une entité à part mais qu’il fait partie intégrante de mon être.
Oublier le corps
S’il y a un terme qui revient souvent quand mes proches parlent de la petite fille que j’étais, c’est le mot « imagination ». Je passais mon temps à inventer des histoires, avec mes frères à la maison ou mes copains et copines dans la cour de récréation. Elles prenaient vie à travers nous qui jouions toutes sortes de personnages ou bien avec mes poupées et Barbies, parfois sur le papier quand je les écrivais ou les dessinais, mais le plus souvent, seulement dans ma tête. Le monde de mon enfance était plein de couleurs et d’aventures. Aujourd’hui encore, je peux passer beaucoup de temps les yeux dans le vague à construire tout un tas de scénarios, joyeux ou anxieux, et ma sophrologue m’a déjà dit que mon cerveau avait une très grosse capacité à visualiser. Si je ferme les yeux et que je pense à la mer, je peux presque entendre le bruit des vagues et respirer l’air iodé. Quand je me projette à la montagne, j’entends le crissement des skis sur la neige et je sens le froid sur mon visage, à l’inverse je peux sentir la chaleur sur ma peau dès que j’imagine l’été. Un monde de sensations, certes, mais entièrement dans ma tête.
Comme tous les enfants, je me dépensais beaucoup : je courrais dans le jardin, jouais à cache-cache, au ballon, au loup, m’enterrais dans le sable, sautais dans l’eau et glissais sur la neige à la moindre occasion. Pour autant, le pouvoir de mon imagination était si fort que mon corps représentait une quantité négligeable. J’avais peu conscience de sa présence, aussi parce qu’il me suivait partout sans faire d’histoires. Enfant, je ne me suis jamais rien cassé, jamais blessée. J’ai fait des années de gymnastique sans rencontrer aucun obstacle d’ordre corporel. Dès qu’on m’expliquait un mouvement, il me suffisait de quelques essais pour réussir. J’enchainais les acrobaties à la barre, la poutre ou au sol, sans me poser aucune question et je m’amusais beaucoup. J’avais beau pratiquer une activité sportive assez exigeante et passer beaucoup de temps à dessiner et chanter, autant de loisirs qui auraient pu me reconnecter à une certaine corporalité, j’y voyais surtout un immense terrain de jeu propice à l’imagination. A côté, je passais des heures à lire ou à apprendre – à regarder des dessins animés aussi – mes activités favorites et pendant longtemps je n’ai pas appréhendé la matérialité du monde.
Ça a commencé à changer vers mes onze-douze ans, avec plusieurs événements. Le plus évident d’abord : la puberté. Comment ignorer son corps quand il se met à saigner ? A changer ? Le plus déroutant n’était pas tant ce que j’observais dans le miroir que les sensations nouvelles qui me traversaient. Sans oublier toute la charge mentale qui accompagne ces changements : acheter des soutiens-gorges, faire attention de ne pas porter un haut trop court qui dévoilerait mon nombril car soudain mon corps n’est plus celui d’une petite fille et il se doit de se vêtir décemment, prévoir d’avoir toujours des serviettes hygiéniques dans mon sac au cas où pour éviter de tâcher sa culotte ou pire son pantalon, aka la honte intersidérale dans le petit monde des collégien·nes. Autant de préoccupations qui prennent de la place dans mon esprit, au détriment des histoires qui le peuplaient jusqu’alors. En parallèle, comme je suis un peu douée, je me retrouve dans le groupe des « grandes » à la gym et on m’inscrit à des compétitions sans me demander mon avis. Je double mes heures d’entraînement et hérite d’une prof challengeante sévère. Moi qui suis plutôt portée sur la souplesse, les grands écarts et la grâce dans les mouvements, on me demande d’apprendre des acrobaties plus difficiles et mon corps, accessoire qui jusqu’à présent m’a suivie sans jamais se plaindre, se met à résister. Je commence l’année par deux séances de renforcement musculaire, présentées comme un vrai dressage du corps, rendu paresseux par la quiétude estivale, séances qui me laissent avec des courbatures terribles pour la première fois de ma vie. Je prends conscience de l’existence de mes muscles, qu’il faut renforcer pour qu’ils puissent continuer à faire ce que je leur demande. Un jour, alors que je travaille le flip, je retombe mal et me tord le dos. Pendant une demi-seconde, allongée sur le sol, je pense que je ne pourrais pas me relever. Plus de peur que de mal, je peux encore bouger, mais la peur de me blesser est née. A partir de là, l’appréhension retient tous mes mouvements. A la barre, j’ai peur de tomber de haut, pour la première fois j’ai le vertige et je n’arrive pas à débloquer le mouvement attendu. Résultat : je suis condamnée à ne travailler que cet agrès pendant des heures et je me blesse de nouveau, avec un hématome si impressionnant que je dois arrêter la gym pendant plusieurs semaines. Quand je guéris, je supplie ma mère de ne pas y retourner et devant ma détresse, elle finit par accepter. En se blessant, mon corps m’a sauvée, mais il m’a aussi trahie. Non seulement il change mais pour la première fois, il me montre ses limites.
Ce moment aurait pu être déterminant, le début d’une nouvelle relation avec mon corps, où je le découvre et l’écoute, mais je fais tout l’inverse. Plus que jamais, je me réfugie dans ma tête. J’arrête toute activité physique pendant des années, à l’exception des cours de sport au collège puis au lycée (cours que je déteste et subis), je délaisse progressivement les jeux à l’extérieur, je préfère m’enfermer dans ma chambre pour lire ou devant un ordinateur pour écrire. J’ouvre un blog, j’apprends à coder, je discute sur msn, je dévore des livres, séries et films. Je nourris mon esprit et mon âme, et mon corps ne représente plus que quelque chose d’un peu désagréable. Ses manifestations me sont pénibles : je déteste plus que tout avoir froid et je ne supporte pas la sensation de faim, je grignote entre chaque cours pour ne jamais sentir mon estomac gargouiller. Pour autant, je ne le déteste pas. Je ne suis pas spécialement complexée, ni obsédée par lui, je fais simplement comme s’il n’existait pas. Plus il est invisible et mieux je le tolère.
Rencontrer mon corps
Comme dans toute bonne histoire, il y a évidemment un tournant. Je vais même vous dévoiler la fin : je suis devenue sportive. Mais alors comment ?
J’ai dix-huit ans, officiellement adulte à l’état civil, et je fais ma rentrée en classe préparatoire, où il n’y a plus du tout de cours de sport, tout n’est que littérature, philosophie, latin, histoire et géographie. Pour autant, je n’en suis pas soulagée. Quand il m’arrive de faire un match de foot improvisé avec des voisin·es ou des cousin·es, je vois bien que je suis vite essoufflée. Au bac, j’ai pris l’option gym en sport, enfin prête à me réconcilier avec le passé, et j’ai retrouvé avec plaisir des vieilles sensations, mais de manière très limitée. J’ai presque tout perdu. Si je suis plus à l’aise avec mon corps d’adulte, je sens bien qu’il est rouillé. En plus, il faudrait vivre dans une grotte pour ignorer que l’activité physique est nécessaire à une bonne santé tant le message est martelé par les services publics et je commence à culpabiliser de ma non-activité. Je sais que deux années de travail intellectuel intense m’attendent et je me fais deux promesses pour préserver un minimum mon bien-être : ne jamais sauter de repas et ne pas faire de nuit blanche. En fond, une petite voix me chuchote qu’un peu de sport ne me ferait pas de mal non plus. Ça tombe bien, il y a une piste d’athlétisme dans le lycée et j’essaie de courir un peu, mais très vite je trouve mieux : monter une équipe de football féminin pour participer au tournoi entre les différentes filières. Je découvre l’émulation de groupe, l’ambiance légère des entraînements, l’excitation des matchs (même si on aura finalement passé plus de temps à définir l’identité graphique de notre équipe et à décorer nos maillots qu’à véritablement s’entraîner). Je découvre aussi mon corps sous un autre jour, du côté moins sain de la force, avec l’alcool : l’ivresse, la fête, la gueule de bois.
C’est à mon arrivée à Paris que se fait la vraie rencontre avec mon corps. Je suis déterminée à me bouger et m’inscris dans une salle de sport en bas de chez moi. Après autant de temps sans écouter mon corps, j’ai besoin d’être accompagnée et je ne suis que des cours collectifs, dans lesquels je rencontre des profs formidables qui m’ont marquée. Petit à petit, je teste les différents cours : renforcement musculaire, crossfit, zumba, étirements… Je découvre que je peux exister autrement que par l’esprit, j’apprends comment réagit mon corps dans différentes situations, je goûte à de nouvelles sensations. Tout n’est pas rose à ce moment-là de ma vie, je suis un peu paumée et je découvre que le sport peut être une échappatoire : j’y prend tellement goût que je finis par m’y rendre trois voire quatre jours sur sept après les cours ou le travail pour enchainer deux ou trois cours à chaque session. J’aime sentir mes muscles travailler, les battements de mon cœur s’emballer et mon souffle s’accélérer.
Deux ans plus tard, je me retrouve pour une courte période au chômage et je n’ai pas les moyens de renouveler mon abonnement à la salle : c’est le début d’une autre grande aventure, celle du running. Je me mets à courir un peu par défaut, mais comme j’ai gagné en muscles et en cardio, j’arrive très vite à augmenter l’allure et les kilomètres. Je prends un plaisir inimaginable à courir, c’est mon petit moment à moi, surtout le weekend. Un podcast dans les oreilles, je parcours les quais du canal, en long, en large, en travers, en toute saison. Un hiver, je m’émerveille devant le canal gelé et les cygnes endormis sur la glace. L’été, je me lève tôt pour courir avant la chaleur et j’ai le parc de la Villette pour moi seule. Les soirs d’hiver, je cours dans l’obscurité et j’ai un peu la trouille. Le running rythme ma vie et je m’inscris à des courses officielles. Je cours mes premiers dix kilomètres avec un dossard, savourant toute l’excitation et l’adrénaline qui accompagnent ces événements. J’organise ma vie autour de cette nouvelle activité, je commence même à moins boire d’alcool pour être en état de courir le dimanche matin, mon moment préféré de la semaine. Honnêtement, je n’ai jamais atteint un grand niveau mais le plaisir que je prends à chaque sortie me suffit. Encore aujourd’hui, je ne connais aucune sensation aussi délicieuse que celle de l’après-course. 2017 marque l’apogée de ma carrière de coureuse avec les 20km de Paris. J’ai tellement aimé préparer et vivre cette course que je me vois déjà enchainer sur un semi-marathon. Rien ne peut m’arrêter. Rien, sauf mon corps, qui me lâche.






Quand le corps trahit
Ça commence avec un banal problème de genou. J’arrête de courir quelques semaines, je fais des examens qui ne donnent rien, je change mes semelles, consulte plusieurs professionnels du sport, sans succès. Chaque tentative de reprendre la course se solde par un échec. Pire encore, mon genou commence à me faire mal en permanence, même au repos. Certains matins, parcourir les quelques mètres entre mon appartement et le métro pour aller travailler représente une épreuve. Au bureau, je ne quitte plus ma chaise, évitant au maximum de me lever pour aller aux toilettes ou chercher quelque chose dans le frigo. Chaque pas devient douloureux, mais ce n’est rien par rapport à ce qui se passe dans ma tête. Toute mon attention se porte vers cette articulation qui ne me porte plus. Je maudis mon corps de me trahir ainsi, le plus difficile étant de ne pas en comprendre les raisons. Il devient un ennemi. Les notes de mon téléphone datant de cette époque sont remplies de phrases dans lesquelles je décris me sentir “prisonnière” ou “étrangère” de mon propre corps, avec des focus sur mes jambes qui ne”coopèrent” plus. J’ai compris bien plus tard qu’à ce moment-là, je traversais une première dépression qui n’a pas été diagnostiquée. Plus qu’une échappatoire, le sport et la course me permettaient de fuir la noirceur de mon cerveau, mais je sais aujourd’hui qu’on ne peut pas courir éternellement. Paradoxalement, au moment où je sombre, c’est mon corps qui me sauve. Après des mois de souffrance, je découvre le yoga et je m’y accroche comme à une dernière chance. Je pratique d’abord le yin : la respiration me permet de renouer avec chaque petite partie de mon corps et la partie méditative de prendre du recul sur mes pensées. Je prends conscience que je vais mal et fais quelques petits aménagements dans ma vie qui portent leurs fruits. Je commence le vinyasa et je retrouve le plaisir de sentir mon corps travailler, je m’amuse avec les inversions et les postures. Après des mois à vivre en noir et blanc, la couleur revient dans mon quotidien.
J’aurais pu comprendre à ce moment-là que tout ce qu’on met sous le tapis revient nous hanter d’une manière ou d’une autre, souvent de manière encore plus violente, mais ce serait trop facile. Toute cette lettre n’est finalement que rendez-vous manqués avec mon corps. Trois ans plus tard, c’est de nouveau lui qui s’exprime pour me faire comprendre que je vais très mal, même si je ne veux pas le voir. Une douleur à la poitrine inexpliquée malgré les examens médicaux, des insomnies répétées et des nuits trop courtes si ce n’est inexistantes, une fatigue si intense que je me traîne en permanence, le tout couronné d’un zona, autant de manifestations qui m’amèneront cette fois au diagnostic de dépression. J’écrirais peut-être un jour sur cette période, mais pour le moment c’est compliqué1. Sachez seulement que pendant des jours et des jours, j’ai vécu dans un brouillard cotonneux, spectatrice de ce qui se passait à la fois dans mon corps et dans ma tête. Il m’a fallu des mois, accompagnée par des professionnels de santé, pour commencer à réapprivoiser mon être. Les premières semaines, quand ne pas dormir m’était insupportable, j’attrapais mes baskets et j’allais courir au lever du jour, pas pour la performance, juste pour offrir un peu de répit à mon cerveau.
Respecter mon corps
C’est ce rapport au corps que j’essaie de cultiver aujourd’hui. D’ailleurs, je ne parle plus de sport mais de mouvement. Il n’est plus question de performer ou de dépasser mes limites, d’améliorer un quelconque cardio ou de me muscler, encore moins de perdre quelques kilos, seulement de me sentir bien. Je bouge pour deux raisons : pour le bénéfice des endorphines sur ma santé mentale et parce que je suis terrifiée par la sédentarité. J’essaie de voir mon corps comme un allié, qui me porte au quotidien. Lui et moi formons une équipe et traverserons cette vie ensemble, alors je lui dois d’en prendre soin. Je ne l’ai pas maltraité consciemment, j’ai juste ignoré son existence pendant trop longtemps et cela m’a joué beaucoup de tours. Je ne compte plus les fois où je suis allée travailler avec « une petite migraine » qui s’est avéré être une forte fièvre ou bien les réveils avec le dos bloqué d’avoir trop travaillé sans gérer mon stress. Maintenant j’essaie de l’écouter et je lui fais confiance : il sait s’exprimer quand quelque chose cloche.
J’aimerais dire que j’ai tout compris et que j’y arrive parfaitement, mais ce serait mentir. Quand des douleurs inexpliquées me font errer de médecin en médecin, je suis tentée de le maudire encore, mais je respire un grand coup et avec lui je mène l’enquête. J’oublie encore trop souvent de respecter ses limites. Ces dernières années, j’ai découvert un autre sport passion : la pole dance, qui s’est vite avérée incompatible avec mon quotidien et qui m’a laissée blessée plusieurs fois, suivies de longs mois à enchainer les séances de rééducation chez le kiné. La décision d’arrêter définitivement a été difficile à prendre, l’idée que mon corps ne puisse pas me suivre dans tout ce que j’entreprends m’est encore un peu insupportable. Je me compare aussi à ce que font les autres, celleux qui enchainent les kilomètres ou les figures sans douleur, mais dans ces cas-là je me rappelle deux choses : il ne sert à rien de comparer son intérieur à l’extérieur des autres tant c’est trompeur et je dois revenir à l’essentiel, c’est-à-dire la sensation de bien-être que me procure le mouvement, le reste est accessoire. J’essaie aussi de dompter ma culpabilité : certaines semaines, je bouge, fais une, deux, trois séances et parfois je passe un mois sans sortir de mon canapé. Je m’écoute. Je ne cherche pas la progression dans les activités que je pratique, juste le plaisir : je marche, je m’étire, je fais du yoga, je cours, j’escalade, je randonne, je nage, je danse, je me muscle, je fais des squats et des pompes. Je ne suis que mes envies, et mes limites quand c’est possible.
Les limites. Sans doute le plus gros chantier de ma vie, et pas qu’avec mon corps. Les identifier, les reconnaître, les respecter. Un work in progress2 permanent qui, j’en suis persuadée, vaut le coup, ne serait-ce parce qu’il rejoint mon intime conviction que cette société qui nous en demande toujours plus est néfaste. Aujourd’hui je ne peux pas m’empêcher de lever les yeux au ciel quand j’entends que tel ou tel sportif a tenté une traversée jamais réalisée auparavant ou une course dans des conditions toujours plus extrêmes. Aller toujours plus loin, toujours plus vite. Dans quel but ? Je suis plus admirative d’une Simone Biles qui abandonne les Jeux Olympiques en pleine compétition pour ne pas se blesser gravement alors qu’elle est favorite que d’un Samir Aït Saïd qui se présente à une finale d’anneaux, encensé par les commentateurs et le public, malgré une blessure si sérieuse qu’il ne pouvait même plus monter sur l’agrès à l’entraînement. Je suis lassée de cette société où il est normal de se mettre en danger pour récolter les applaudissements. Dans le monde actuel, reconnaître et respecter les limites de son corps est finalement plus difficile que les dépasser. Mais je suis persuadée que c’est aussi moins coûteux à terme.
J’ai bientôt trente-cinq ans, alors mon petit corps, ce n’est que le début de notre histoire. Tant d’aventures nous attendent encore, je te propose de les traverser main dans la main. Promis, je ferai mon possible pour t’écouter et te respecter, mais ne m’en veux pas si j’échoue parfois. Toi et moi, on est dans le même bateau finalement.
A bientôt,
JL
Sur ce sujet, je vous invite à lire Les Chroniques Dépressives, qui a tant de fois mis les mots justes sur ce que j’ai pu ressentir à cette période. Je suis convaincue de l’importance d’en parler, tant lire les mots des autres et savoir que je n’étais pas seule m’a fait du bien pendant et après ma dépression.
Travail en cours




Cette course à la performance devient vraiment ennuyante, merci de mettre en avant de faire du sport simplement pour soi
Merci pour cette lettre et le partage. Elle évoque beaucoup de choses en moi... et me fait cheminer !